Dernièrement, une équipe de l’Inserm a publié dans Diabetes Care des chiffres qu’il va devenir difficile d’ignorer dans l’évaluation du coût global du diabète.
« Plusieurs études américaines avaient déjà montré qu’à un moment donné, le taux d’emploi des diabétiques est plus faible que celui de la population générale », souligne pour heartwire le Dr Rosemary Dray-Spira (Inserm 1018, Villejuif), co-auteur de l’étude. « Mais cette fois, les résultats sont contrôlés du point de vue socio-professionnel. ». L’étude a été menée sur la cohorte prospective GAZEL (GAZ-ELectricité), constituée de 20 625 employés volontaires d’EDF-GDF, suivis depuis 1989.
Il ressort de cette étude,
Plus de décès, d’invalidité et de retraite anticipée. Les coûts pour l’entreprise ont été évalués au niveau de la perte de temps de travail si l’on est diabétique . Au total, les auteurs calculent qu’entre 35 et 60 ans, chaque cas de diabète représente la perte de 1,1 an de travail par rapport à un non diabétique.
Quelques éléments complémentaires de l’étude .
Passage en retraite anticipée plus fréquent :
- à 55 ans, 39,5% des diabétiques sont retraités, contre 28,2% des non diabétiques (p<0,001).
Un risque d’invalidité plus élevé : à 60 ans, on compte 5% de sujets invalides parmi les diabétiques, contre 1,4% parmi les non diabétiques (p<0,001).
Une mortalité considérablement augmentée en cours de carrière :
- à 55 ans, les taux de décès sont ainsi de 2,9% et 1,1% en fonction de l’existence ou non d’un diabète (p=0,003).
On peut rappeler que le diabète de Type 2 est une maladie non contagieuse et que le principal remède est l’activité physique et une bonne hygiène alimentaire.
http://www.theheart.org/article/1245355.do
(Enquête sur le coût social du diabète chez EDF-GDF)
28 juin 2011 | Vincent Bargoin
Natural Physical Attitude

